Le jeu et l’efficacité organisationnelle

Ann Charlotte Thorsted, une psychologue industriel danoise, a étudié pendant trois ans, l’impact du jeu sur la culture et l’efficacité organisationnelle.

La révolution technologique et le rythme accéléré des changements ont entraîné un besoin urgent de trouver de nouvelles façons de diriger et de gérer les organisations. Les défis auxquels nous sommes confrontés sont trop complexes et interconnectés pour être entièrement assimilé par un seul être humain isolé. Comment, dès lors, les dirigeants de l’organisation peuvent-ils se préparer à relever les défis actuels et futurs ? Le jeu constitue une réponse qui peut faire progresser la « technologie sociale ».

Formation et Coaching vs Lecture

Ann partage avec C. Otto Scharmer (Théorie U), la nécessité d’une nouvelle « grammaire sociale », une langue organisationnelle qui nous permette de discuter de nouveaux modèles et pratiques mentales.

Les participants à l’étude de Ann ont partagé leur sentiment d’être manipulé dans la plupart des approches de gestion traditionnelles. Ils ont exprimé leur perception des formes d’accompagnement que leurs proposent leurs employeurs, comme étant souvent un moyen pour l’organisation d’obtenir plus de leur part, avec un peu d’égard pour leur bien-être.

Ann a noté que l’expérience de jeu est vécue de manière bien plus positive. Le jeu :

  • Permet aux participants de se voir les uns les autres comme des personnes et pas seulement comme des compétences professionnelles ;

  • Fait émerger un niveau de cohésion et de langage différent ;

  • Détourne l’attention des besoins individuels vers les besoins collectifs et rend les collaborateurs plus audacieux et imaginatif.

Facteurs de succès visibles et invisibles

Les organisations fonctionnent sur plusieurs niveaux, certains visibles et d’autres invisibles. Les facteurs de gestion traditionnels, majoritairement quantitatifs, ne fournissent qu’une compréhension très limitée des facteurs de réussite de l’organisation. Ann décrit comment le jeu, et les diverses technologies émergentes sociales, est capable de briser les barrières entre les individus, de favoriser l’ouverture d’esprit et le cœur de notre interdépendance organisationnelle pour transcender les processus routiniers. Lorsque nous nous éveillons notre « enfant intérieur », les possibilités offertes au présent remplacent la critique et le cynisme.

La science émergente sur l’intelligence sociale et émotionnelle et les compétences relationnelles ouvre de nouvelles voies à la compréhension de l’importance de l’engagement, notamment affectif des employés.

Recommandations

L’Etude de Ann met bien en évidence les bénéfices que les individus et les organisations peuvent tirer de la réflexion par le jeu. Jouer libère le potentiel individuel et collectif en créant un sentiment de liberté et de joie, bien supérieur à la production de rapport et autres documents. Quand nous jouons, nous sommes engloutis dans quelque chose de plus grand que nous. Nous ne sommes pas seulement des consommateurs du monde, mais des contributeurs au monde.

Nous pouvons re-éveiller le potentiel créatif du monde par la diffusion d’informations sur les avantages physiques et émotionnels du jeu pour les adultes.

Pour plus d’informations sur les travaux de Charlotte Ann Thorsted : Site Web

Article traduit de The Gazette, édité par Rasmussen Consulting. Robert Rasmussen est l’un des fondateurs de l’approche LEGO® SERIOUS PLAY® www.rasmusssenconsulting.dk.

Reliences Serious Play -  :  Le